Mondes sensibles

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Voilà plus d’un an que je ne peins plus.

 

Je n’ai jamais eu ce qu’on appelle l’angoisse de la page blanche, ou de la toile blanche. J’ai peint durant deux décennies à flots constants. Mon imagination ne forçait jamais, une toile enchainait la précédente, qui n’était jamais la même.

 

C’était comme une faim jamais assouvie.

Il arrivait que je m’étonnais moi-même de cette facilité. Je pensais qu’un ange guidait ma main. La fatigue se faisait souvent sentir, mais je faisais mine de l’ignorer tant cette faim exigeait de moi.

A moins que ce ne fut l’exigence de l’ange.

 

Et puis, un matin, cet ange m’a quitté. Je ne sais pour quelle mystérieuse raison.

 

Ce matin, comme chaque matin, je regrette la présence de l’ange. J’étais bien dans ma peinture, avec mes personnages. J’étais bien dans mes histoires, dans mes toiles, bien dans ma peau, dans mon esprit. J’étais aux anges avec mon ange.

Me voici sur terre, avec la terre que je cultive, avec les fleurs à qui je parle de ce temps où j’étais peintre. Vide je suis, rempli de terre.

 

Comme chaque matin depuis plus d’une année, l’ange n’a pas entendu mon appel. Je regarde les toiles peintes adossées au mur et les rouleaux de toile vierge.

 

Les galeries d’art me proposent des expos que je refuse. Je n’ai pas l’âme d’un artiste, mais celle d’un jardinier qui cultive la terre et qui parle aux fleurs.

 

J’attends que l’ange revienne et guide ma main, encore.

 

Demain, peut-être.

 

DELAMONICA

 

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Didier DELAMONICA peintre de l’ineffable

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« Les trois petits cochons de l’Ancharel »

Sortie du livre « Les trois petits cochons de l’Ancharel »: printemps 2013

Ce livre est le récit de l’artiste peintre DELAMONICA.
Navigant constamment entre mythe et réalité, il raconte comme il peint son arrivée dans un petit village aux confins de la Dordogne et de la Corrèze, au bord de l’Ancharel, le ruisseau qui borde sa nouvelle demeure.

Cet artiste à la sensibilité à fleur de peau donne aux mots la couleur de ses réalités qui, comme tout un chacun, ne sont pas toujours LA réalité.
L’imaginaire se mêle à la poésie, la poésie aux blessures, la douleur à l’humour.
Dans cette fresque il n’hésite pas à paraphraser Leibnitz: « Pourquoi y a t-il Villac plutôt que rien? »

« J’aime les trois petits cochons de l’Ancharel pour leur odeur, et l’Ancharel pour ses cochons.
J’aime le chef de Villac pour ce qu’il croit de la vocation d’un chef.
J’aime le boulanger pour son bon pain au petit matin.
J’aime les moutons parce qu’ils font « Behhhhh » et qu’ils ne comptent pas leur temps.
J’aime tous les charcutiers même s’ils occient au final les petits cochons qui me régaleront.
J’aime le brin d’herbe, j’aime Villac, j’aime le cosmos et son Mystère.
A Villac, je fais partie du Grand TOUT» (DELAMONICA)

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DELAMONICA sur porcelaine

NOUVEAU! La collection DELAMONICA sur porcelaine
la collection DELAMONICA sur Porcelaine

Salon Maison & Objets – Villepinte – janvier 2012
la collection DELAMONICA sur Porcelaine

Découvrez le catalogue en avant-première!
page 4 et next: « Collection 2015 DELAMONICA . Porcelaines de la collection prestige ARTIS ORBIS. »

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Vernissage de l’exposition à la galerie Artclub

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« L’unification des savoirs, l’intuition, l’artiste, la science, le temps »

« L’unification des savoirs, l’intuition, l’artiste, la science, le temps »…d’après la théorie de Philippe BOBOLA :
Une théorie qui parle à l’artiste DELAMONICA.

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Des larmes aux flammes

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Mondes intermédiaires

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